Il y a des chansons comme ça

Publié le par Ingrid

Il y a des chansons comme ça qu'on écoute et qui nous font penser à des moments forts, tristes, trop tristes de nos vies. Dans la mienne je compte Creep de Radiohead, Glory Box de Portishead, One de U2 et La Foule de Edith Piaf. Et le pire quand je fait le bilan de ses chansons je m'aperçois que le seul point commun est celui que j'ai aimé, trop et comme je l'ai lu dans le blog de Gajulie, à en oublier ma dignité.

 
"La foule" m'a fait pleurer mainte et mainte fois car beaucoup trop entendue par lui. Aujourd'hui je me sens déçue par beaucoup de choses, des gens, peut être à tort ou à raison je ne sais pas. Au jour d'aujourd'hui je me dis que c'est à raison. Le mensonge, la déception. La personne qui compte le plus pour moi m'a fait comprendre que je devais me débrouiller seule, qu'il fallait se battre en silence, comme lui. J'arrive à penser à la même chose. Depuis environ une semaine j'ai l'impression de retomber petit à petit je ne sais où. Peut être parce que l'an dernier à cette même période j'ai vu ce que c'était d'avoir mal, trop mal, de souffrir jusqu'à son corp entier fasse mal. Des souvenirs reviennent. J'ai l'impression de ne plus rien maîtriser. Et cette personne qui compte le plus, je pense l'avoir perdue la semaine dernière. Il m'a laissé ces paroles en tentant de me rattraper. Je vais l'écouter et me ratrapper moi-même, et me dire que j'ai été nettement plus malheureuse. Aujourd'hui c'est de la merde en barre. Mais la déception par tout le reste est encore là. On verra avec le temps.


 

La foule - Edith Piaf

 

Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...

 

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G
C'est très con de se laisser guider par une phrase, qui tourne comme un leitmotiv dans mon esprit, et pourtant cela m'aide sans cesse : "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort"...
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I
bonjour, première visite sur ton blog...J'espère que tu trouveras LA BONNE personne !!!<br /> A bientôt
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